Chaudière ELM Leblanc qui clignote à 50 : causes et solutions

Lorsque nous intervenons chez nos clients en Gironde, nous constatons régulièrement que le voyant 50°C de leur chaudière ELM Leblanc clignote, signalant un dysfonctionnement qu’il convient de prendre au sérieux. Ce code d’erreur indique principalement trois types de problèmes distincts selon les modèles. Sur les chaudières Acléis notamment, nous observons fréquemment un défaut de flamme caractéristique où la combustion s’éteint progressivement après seulement cinq à dix secondes d’allumage. L’appareil tente alors de se rallumer en produisant un cliquetis inhabituel durant une dizaine de secondes au lieu des trois habituelles. Le deuxième diagnostic concerne une surchauffe du circuit de chauffage, la température de l’eau ayant dépassé la limite de sécurité fixée entre quatre-vingt-dix et quatre-vingt-quinze degrés Celsius. Ce mécanisme automatique protège l’installation contre tout risque d’accident domestique. Le troisième cas révèle que le capteur de pression du circuit n’est pas correctement détecté par la carte électronique. Nous insistons sur l’importance de ne pas confondre ce code avec le soixante, relatif aux problèmes de tirage, ni avec les codes C6 ou A6 qui concernent le débit de retour chauffage.

Résumé

Points essentiels Précisions importantes
🔴 Voyant 50°C clignotant Signale un défaut de flamme, une surchauffe ou un problème de capteur
💧 Pression d’eau insuffisante Maintenir entre 1,2 et 1,5 bar pour éviter la surchauffe du circuit
🔧 Manipulations simples possibles Éteindre deux minutes, vérifier la pression, purger les radiateurs régulièrement
⚠️ Encrassement du circuit Effectuer un désembouage professionnel tous les trois à cinq ans minimum
👨‍🔧 Intervention professionnelle nécessaire Contacter un expert si le problème persiste ou présente un risque de sécurité

Identifier les causes du problème de clignotement

Dans notre pratique quotidienne depuis 2013, nous avons identifié plusieurs origines à ce dysfonctionnement. La circulation d’eau insuffisante dans le circuit de chauffage représente la cause la plus fréquente que nous rencontrons. Lorsque l’eau stagne dans l’échangeur thermique, sa température augmente rapidement jusqu’à déclencher la sécurité. Nous vérifions systématiquement que la pression affichée sur le manomètre se situe bien entre un virgule deux et un virgule cinq bar à froid, pouvant atteindre deux bars en fonctionnement normal. Une pression inférieure à un bar empêche une circulation correcte et favorise la surchauffe de l’installation.

L’encrassement progressif du circuit constitue également une cause majeure de dysfonctionnement. Avec le temps, des dépôts calcaires et des boues s’accumulent dans les tuyauteries et radiateurs, créant des obstacles à la circulation. L’échangeur peut s’entartrer, réduisant considérablement son efficacité thermique. Nous recommandons d’ailleurs un entretien régulier de l’installation pour éviter ces problèmes d’accumulation. Des radiateurs partiellement froids, notamment dans leur partie supérieure, indiquent souvent la présence d’air dans le circuit. Ces poches d’air bloquent la circulation et contribuent directement au problème de surchauffe que signale le voyant clignotant.

Le circulateur représente un autre composant critique dont nous vérifions systématiquement le bon fonctionnement. Si ce dispositif électromécanique est défectueux ou bloqué par des impuretés, l’eau stagne et surchauffe rapidement. Nous testons également les problèmes électriques, notamment un défaut d’ionisation ou des électrodes d’allumage encrassées. Une inversion de phase et neutre lors de l’installation électrique peut également empêcher le bon fonctionnement de l’appareil. Concernant l’alimentation en gaz, un dysfonctionnement de l’électrovanne ou une pression insuffisante empêchent l’allumage correct. Nous avons noté en 2023 près de trois mille incidents domestiques liés aux chaudières en France, soulignant l’importance d’une vigilance constante.

Solutions accessibles avant l’intervention professionnelle

Nous conseillons toujours à nos clients de tenter quelques manipulations simples avant de nous contacter. La première étape consiste à éteindre complètement la chaudière, attendre au minimum deux minutes pour permettre une réinitialisation complète des circuits électroniques, puis la rallumer. Cette manipulation simple résout parfois le problème temporairement. Sur certains modèles, vous devez appuyer sur le bouton Reset identifié par la lettre R.

Vérifier la pression d’eau sur le manomètre constitue un geste essentiel que tout utilisateur peut effectuer. Pour rétablir une pression adéquate, utilisez le robinet de remplissage généralement situé sous la chaudière ou sur le circuit de retour. Ouvrez-le lentement en surveillant le manomètre jusqu’à atteindre environ un virgule cinq bar, puis refermez-le soigneusement pour éviter toute surpression. Cette opération simple suffit parfois à résoudre certains dysfonctionnements mineurs de l’installation thermique.

La purge des radiateurs permet d’éliminer l’air qui s’accumule naturellement dans le circuit au fil des mois. Commencez par les radiateurs des étages supérieurs si votre habitation comporte plusieurs niveaux. Munissez-vous d’une clé de purge et d’un récipient pour recueillir l’eau. Ouvrez doucement la valve située généralement en haut du radiateur. Laissez l’air s’échapper jusqu’à ce que l’eau commence à couler régulièrement, puis refermez la valve. Cette opération de quinze à vingt minutes garantit une circulation optimale dans l’ensemble de votre installation de chauffage.

Chaudière ELM Leblanc qui clignote à 50 : causes et solutions

Faire intervenir un professionnel qualifié

Nous intervenons systématiquement lorsque le clignotement persiste après les vérifications de base. Notre expertise de vingt années dans le bâtiment nous permet d’identifier rapidement les problèmes plus profonds nécessitant une intervention technique spécialisée. Les codes d’erreur liés à la sécurité comme le A4, qui signale une mauvaise évacuation des fumées avec risque d’intoxication au monoxyde de carbone, ne doivent jamais être ignorés. Ce gaz inodore et mortel représente un danger immédiat pour les occupants de l’habitation.

Les bruits anormaux persistants comme des cognements ou des sifflements aigus constituent également des signaux d’alerte nécessitant notre expertise. Des fuites d’eau autour de la chaudière, même mineures, peuvent indiquer une fissure dans l’échangeur et représentent un danger potentiel. Si votre appareil est sous garantie, toute intervention personnelle risque d’annuler cette protection. Nous recommandons de contacter directement le service après-vente du groupe Bosch ou un installateur agréé pour préserver vos droits contractuels.

Nos interventions professionnelles incluent le nettoyage approfondi des injecteurs, le remplacement du circulateur ou des sondes de température défectueuses. Un désembouage professionnel du circuit élimine les boues et dépôts accumulés grâce à différentes techniques, du traitement chimique à l’installation d’un filtre magnétique capturant les particules métalliques. Le coût d’intervention varie entre quatre-vingts et cent vingt euros pour un diagnostic, souvent déductible du prix final. Les réparations courantes oscillent entre cent cinquante et six cents euros selon la complexité. Nous préconisons un désembouage préventif tous les trois à cinq ans pour les installations de plus de cinq années, prolongeant ainsi leur durée de vie de deux à cinq ans supplémentaires.

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Didier
Je suis Didier, directeur de publication et auteur principal du blog professionnel d’Isol’R, avec plus de 20 ans d’expérience dans le secteur du bâtiment, spécialisé dans l’isolation thermique écologique. Basé à Ambarès‑et‑Lagrave (33), je couvre personnellement les départements Gironde, Charente, Charente‑Maritime, Dordogne, Landes et Lot‑et‑Garonne

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